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Ce n'est plus lui

mardi 27 mai 2008

Je ne reviens pas avec de très bonnes nouvelles.
Ce n'est pas mon directeur qui a été choisi pour continuer la fonction de super directeur.
Ces dernières deux semaines n'ont pas été de tout repos, parceque ce genre de situation implique des mouvements "politiques", des négociations au sein d'une entreprise, de la part de personnes qui veulent se positionner, et il y a forcément des places à prendre, quand arrive quelqu'un de nouveau qui ne connaît pas bien un service.
Je regrette que ce ne soit plus lui, parcequ'on formait une super équipe.
C'est un des rares directeurs de la boîte qui va encore manger à la cantine avec ses "proches" et qui ne se prend pas la tête avec un protocole inutile.
La porte de son bureau est toujours ouverte, enfin, ça ils disent tous, mais dans les faits, il faut d'abord franchir un barrage et affronter une armada de secrétaires en montrant patte blanche pour venir discuter.
Ici, non, pas du tout.
Et pour le boulot, nickel: du moment que c'est fait à temps et à heure, pas son problème de savoir comment on s'organise.
C'est une des rares personnes aussi que j'ai connues qui défend son personnel à la loyale et qui ne retourne pas sa veste avec le vent. Je n'en connais pas non plus beaucoup qui sont transparents dans les projets qu'ils mènent. En général ils se gardent des informations pour mieux manipuler leur entourage. Sans parler de ceux qui s'approprient le boulot bien fait, comme si ça émanait d'eux, pour bien se faire voir. Ici rien de tout ça.
C'est peut être pour ça qu'il n'a pas vraiment l'étoffe d'un manager pur et dur. Ne fut ce que dans la manière. Tout cadre qu'il est, il vous écoute dans le moindre problème qui peut vous toucher. C'est rare.
Ca doit venir du fait qu'il sait qu'il n'est pas indispensable comme nous tous d'ailleurs.
Ca aide à relativiser et garder une human touch qui est pas donnée à tout le monde dans ces postes là.
Pour ses détracteurs: il laisse un service budgétairement en équilibre et plein de gens qui le regretteront beaucoup.
Et les plus au courant de tout ce qui s'est passé et le pourquoi il n'a pas été choisi, on sait que ce sont des gens qui ont le bras très long qui ont bien manoeuvré pour appuyer quelqu'un d'autre.
Il fait la passation de pouvoirs demain.
C'est bizarre de se dire qu'on sera "transmis" comme membre d'un staff de direction sans savoir ce que le suivant va faire.
Je ne connais pas du tout l'autre personne, ça va me changer.
J'espère que mon super directeur reste pas loin, et mènera à bien d'autres projets qui sont dans mes cordes.
Je postule, à coup sûr pour travailler avec lui, et je sais déjà que ne serai pas la seule.

Le vieux séminariste

mercredi 7 mai 2008


Je ne sais pas comment faire, où fuir, me cacher de cette torture.
Je suis amenée à travailler avec un collègue, absolument charmant et une véritable encyclopédie vivante.
Mais, c'est ça le problème, il est trop encyclopédique cet homme là, il sent la vieille poussière, le vieux séminariste investi par la mérule malodorante.
Enfin là je suis gentille, parceque encore le matin, subtilement enivrée par la senteur délicate de mon thé vert à l'ananas hibiscus (2 fois plus riche en catéchines rendez vous compte!) je suis gentille disais je, parceque la dernière fois j'ai failli vomir, tellement je me suis sentie mal.

Récapitulons, il porte le même vieux veston miteux (et mité) depuis 25 ans, il doit se laver les cheveux, euh jamais , les dents n'en parlons pas, il a une haleine à tuer un bouc (faut ce qu'il faut il a cette chance) les ongles noirs et les doigts parsemés de verrues si immondes qu'on n'oserait pas lui serrer la main de peur d'être soi-même transformé en verrue géante.
Le déo ça ne doit pas exister même dans ses rêves les plus fous.
Sa garde robe se limite au pantalon assorti, et dans le même état que le veston de ci-dessus, et un t-shirt qu'il n'est nul besoin de repasser, il tient debout tout seul.
Et quand par miracle il sent l'eau de toilette, ça doit être un vieux liquide verdâtre d'il y a longtemps trouvé dans une poubelle.

Bon, jusque là, tant qu'il arpentait des couloirs différents pas grave, ben oui, tant pis pour les autres, je ne vais pas, m'apitoyer sur leur sort, trop contente que j'étais de ne pas avoir affaire à la chose.
Mais là, maintenant, et dans les mois qui viennent, je vais devoir travailler avec lui.

Pas dans le même bureau j'espère, sinon je démissionne.

Ce n'est même pas la peine de chercher des stratégies pour éviter ça, la seule stratégie possible c'est d'arrêter de respirer quand il est là et qu'il vous parle.
Je l'ai fait la dernière fois, et ça marche!

Sauf que je ne suis pas championne d'apnée et qu'au bout d'un petit temps il faut reprendre son souffle et c'est pire. Parceque après avoir été privée d'oxygène au bord de l'asphyxie, rien de tel qu'une super bouffée d'air frais salvateur.
Mais NON, là c'est le choc: l'air fétide, infecte, nauséabond, vous prend à la gorge, et l'on se sent défaillir.

Sans parler qu'avec ça, on n'a rien suivi de la conversation.
C'est comme ça que l'autre jour, on s'est retrouvés 15 mètres plus loin dans le couloir à force, de moi, reculer pour éviter de l'avoir en face et subir l'effluve, et lui, de se rapprocher parcequ'on ne parle pas à un interlocuteur à 4 mètres de distance.

Je ne sais pas quoi faire, parceque s'il y a un truc que je ne supporte pas (enfin il y en a d'autres, mais un à la fois) c'est la puanteur corporelle des gens. Et je ne parle pas ici du fait d'être parfumé Chanel, Dior ou Saint Laurent.
C'est juste sentir le frais-lavé et pas ramasser en pleine figure l'odeur de pieds mycosés et vieux t-shirt puants qu'on n'enlève même pas pour dormir et avec lesquels on repart le lendemain matin.
Je n'ai pas d'estomac pour ça.

Et je ne suis pas trop du genre dissimulatrice, donc je sens que je vais m'attirer des ennuis. Je ne vais pas non plus aller trouver le comité de sécurité et d'hygiène parceque en plus, ce monsieur, charmant, au demeurant, est une institution, là où je travaille (quand part il à la retraite???)

J'ai même pensé à me balader avec un petit sac en papier de ceux qu'il y a dans les avions pour pallier au mal de l'air? Je peux toujours prétexter que je suis sujette à des malaises vomitifs, nan?
Mais bon ça va paraître bizarre, et on va finir par découvrir le pot aux roses.

Non mais, vous avez une idée? parceque rien que d'y penser, vite! un petit sac!

Mais avant d'aller remettre mon petit déjeuner, je vous raconte la dernière horreur en date. J'ai entendu dire à son sujet: "c'est terrible qu'il soit comme ça, il a pourtant des petits enfants"
Là, mon esprit intrépide a fait un court circuit géant en imaginant, rendez vous compte! que s'il a des petits enfants, il a eu des enfants... avec une femme!!!
Je regrette c'est trop pour moi.

Il nous quitte pour un autre mais peut être lui même

mercredi 5 mars 2008

Oui bon, le titre est un peu tordu mais c'est pas toujours facile de trouver un beau titre accrocheur et parlant, et là, voilà c'est sorti comme ça pour dire qu'au bureau, à l'étage, les étages sont en ébullition (ok la transition est bancale mais ce soir suis fatiguée et rien ne sort facilement),
bon, allons au but: il va y avoir un changement de directeur dans pas longtemps, bientôt même because restructuration de l'organigramme de l'entreprise.
Une nouvelle super fonction, avec plein de nouvelles attributions a été créée, une méga über funktion à plus que grôôsses responsabilités de celles où il faut préalablement consulter femme/mari (soyons égalitaires) et enfants et faire une check up complet avec ECG (ElectroCardioGrame) et tout, avant d'envisager de poser sa candidature parcequ'après, on doit être prêt à être réveillé en pleine nuit par le big boss,et assurer sans broncher.
Faudrait pas s'imaginer que je suis en train de postuler secrètement à ce poste, non non, mais il se fait que mon directeur n'est plus directeur comme avant, c'est sa fonction qui disparaît et qui se transforme.
J'espère que tout ceci n'est pas trop obscur, d'ailleurs je me demande si ce sujet intéresse vraiment quelqu'un?
Et même que pourquoi j'en parle?
Parceque, figurez vous, je suis une des collaboratrices principales de ce formidable directeur, et que je n'en veux pas d'autre.
Et pourquoi ça? alors que c'est spécifié nulle part dans mon contrat de travail qu'on a le choix de son directeur et qu'on n'a pas vraiment des options là dessus? Et que le travail c'est le travail, que la vie c'est la vie et qu'il ne faut pas se perdre dans le premier au détriment du deuxième sous peine de foirage en bonne et dûe forme de sa vie privée? On ne reviendra pas sur le droit des femmes au travail, j'en ai (linkici) déjà parlé .
Et je reviendrai plus tard (un peu de suspens) sur les très bonnes raisons pour lesquelles je l'aime beaucoup mon directeur et que je lui souhaite d'obtenir la place de chefs des chefs parcequ'il le mérite.
J'ai quand même (prévoyante que je suis) déjà demandé à le suivre s'il change de section parcequ'on n'est jamais aussi bien servi que par soi même, donc il n'y a que moi pour dire à quel point il aura besoin d'une coordinatrice de projets efficace dans sa nouvelle fonction.
D'accord d'accord je m'égare, et ça paraît prétentieux dit comme ça, mais non, à moment donné faut y aller franco si on veut ce qu'on veut et voilà. Attention ceci n'est pas une petite annonce déguisée, parcequ'en fait je veux pas changer, j'aime bien ce que je fais, mais je me console comme je peux en attendant.
Parceque dans le fond, je suis triste. Et je ne suis pas la seule à être un peu inquiète, sa secrétaire est dans tous ses états parce que comme secrétaire de direction elle va être "attribuée" au nouveau directeur et elle en est malade, elle ne veut pas changer, il est trop bien.

Ca me fait bizarre de parler de ça, c'est l'inconnue la plus complète et on n'est absolument pas sûrs du lendemain à l'heure qu'il est, juste que l'appel à candidatures a été publié aujourd'hui, et vu le poste, ça ratisse large large inclus vers d'autres pays européens, on peut donc voir débarquer n'importe qui à la place.
J'espère ne pas déchanter. No no no no.
Suis quand même stressée, là. (Ce début d'année est décidemment pourri)
Réponse d'ici fin avril.

Sans Bureau Fixe II (suite de SBF I)

mardi 12 février 2008

Comment j'ai téléphoné à mon directeur qui était au fond de son lit une bouillotte froide sur la tête et un thermomètre proche de l'ébullition, pour lui parler d'une sombre affaire de mètres carrés dont il n'était pas au courant.
-moi: "Ca ne va pas, non???? c'est quoi cette histoire"???? comment ça j'ai pas droit à ce bureau? je n'y suis que depuis quelques semaines, on l'a fait repeindre, on a commandé du matériel de rangement, et maintenant je ne sais qui me dit que je dois partir de là? pour le donner à qui d'ailleurs??"
-lui: "hein? ah! je n'étais pas au courant" qui a dit ça? bon je reviens demain et je vois le responsable de ce déménagement à la première heure".

Soudain, le doute surgit dans mon esprit, et s'il avait été au courant? et qu'il n'avait pas osé me le dire? non non non, ce n'est pas possible, on entretient une relation de confiance, il n'aurait pas fait ça. Enfin, relation "de confiance", au boulot, les affaires sont les affaires et à l'heure de faire tourner l'entreprise, je ne suis pas naïve au point de croire qu'il va se faire harakiri pour défendre mes intérêts.
Sa secrétaire, voyant mon dépit me dit "mais non, il n'a pas pu faire ça, tu le connais".
Oui c'est vrai je le connais et avant de me sentir presque coupable d'avoir imaginé une telle chose je me dis quand même qu'au fond, non, je ne le connais pas, on ne connaît pas vraiment les collègues de bureau qui sont pas des amis par ailleurs, et encore, faut pas mélanger les deux, ça peut parfois très mal tourner.
Vu qu'elle est vraiment sympa, elle se met en quête de savoir, auprès d'une autre secrétaire, sur quoi a porté la réunion de la veille après midi, qui discutait déménagements divers.
Au bout d'une après midi de conversations et papotages divers, elle finit par conclure que non, notre directeur n'en savait vraiment rien, et que ça ne va pas se passer comme ça.

Le lendemain matin à la première heure je téléphone pour savoir ce qu'il en est, catastrophe, il ne sera pas là parcequ'il est malade! (même si on le savait depuis la veille on pensait qu'il irait mieux!)
C'était sans compter sur les autres responsables de mon service avec lesquels il avait déjà pris contact. Il a mandaté une autre personne pour dire "NON", les mètres carrés faudra les chercher ailleurs, pas question de toucher à ce bureau.

Du coup je me sens mieux, faudra juste désormais que je pense à bien refermer les fenêtres pour le week end, pour m'éviter de rentrer dans un congélo le lundi matin.
Je garde mon petit bureau pour l'instant, en attendant les futurs paysagers.
Les quoi?!

Sans Bureau Fixe - SBF I

lundi 11 février 2008

Comment vous casser le moral en une fraction de seconde et garder ce même moral dans les Pataugas pour une durée indétérminée? Je ne crois pas qu'il faille chercher une seule bonne raison, il y en a des tonnes, c'est sûr. Celle-ci, je vous l'accorde ne tient à pas grand'chose.

J'ai commencé l'année en déménageant ENFIN dans un petit bureau de rien du tout, qui n'a intéressé personne pendant plus de 3 ans, mais voyant la quantité montagnesque de dossiers à traiter et tous les projets en cours, mon directeur a décidé qu'il était temps de me donner un espace pour moi toute seule, et cesser de squatter le bureau d'autres personnes qui ne faisaient rien en rapport avec mes activités.
Il y a quelques jours, je reçois un mail d'une autre direction: "des travaux importants doivent être entrepris, vous devez déménager, veuillez nous recontacter pour savoir où et trouver une solution".

C'est top ça comme nouvelle, voilà de quoi rendre heureux tout un chacun qui vient de transporter des tonnes de classeurs qui traînent encore par terre et de commander armoires et matériel pour faire un peu de ménage dans ce capharnaüm. Sans compter la tranquillité de l'endroit: enfin pouvoir se concentrer et avancer sans perdre de temps. C'est quand même bien ça qu'ils veulent les employeurs non? le beurre et l'argent du beurre efficacité et rendement à ce que je sache. Surtout qu'à l'annonce "veuillez nous recontacter pour savoir où vous reloger" on peut vraiment tout imaginer.
Je téléphone à l'expéditeur de cette funeste nouvelle pour qu'il m'en dise un peu plus: j'apprends que mon bureau n'est pas vraiment concerné par les travaux mais est tout simplement destiné à quelqu'un d'autre. Que "vous n'avez pas droit à un bureau comme ça, faudra vous débrouiller".

Ah!
Ca en dit long sur la reconnaissance que l'on peut avoir pour le travail que l'on fait et sur votre statut dans une société. Il s'imagine quoi ce monsieur? que je n'ai qu'à m'installer dans n'importe quel couloir avec mes classeurs par terre et me contenter d'une tente et d'un siège de camping parceque d'autres ont des "droits" auxquels je ne peux pas prétendre?
J'espère que l'on m'accordera au moins un feutre et un carton, parcequ'à ce rythme là je m'en vais initier les nouveaux SBF (Sans Bureau Fixe) en l'affichant devant mon abri de fortune à coup de grandes lettres imprimées noir sur blanc (tant qu'à faire j'imagine que je n'aurai même pas droit à une photocopieuse ni une imprimante).
Je suis dégoûtée, déçue et complètement démoralisée.
Je ne sais pas quelle sera l'issue de tout ça, mais je ne sais pas si j'ai même envie de la connaître.

A l'aide!

vendredi 8 février 2008

Je crois que c'est pareil partout.
Je ne voudrais pas généraliser mais je ne crois pas être si loin du compte.
Enfin, ne soyons pas mauvaise langue, et disons que pour les sociétés qui en bénéficient, on devrait s'estimer heureux d'avoir un helpdesk pour nous aider à trouver des solutions là où l'on bloque de façon récurrente et obstinée.
Mais, allez comprendre pourquoi à l'autre bout du fil on tombe souvent sur des informaticiens énervés et exaspérés par votre incompétence présumée.
Conclusion: avant de faire le numéro qui va vous sauver la matinée ou l'après midi, on hésite, on prend sa respiration en espérant que votre interlocuteur est bien luné ce jour là. Personne n'a envie de se faire traiter de débilito de façon détournée ou se faire sermonner en vous faisant comprendre que ce n'est en aucun cas l'ordinateur mais toujours l'utilisateur qui invariablement équipé de deux mains gauches ne sait pas se servir de la machine en utilisant systématiquement le clavier à contresens. C'est automatique de vous mettre sur liste rouge si vous avez le malheur de décrocher pour appeler à l'aide, c'est automatique aussi de vous classer aussi parmi les ignares-anti-technologie, et de vous parler avec condescendance et énervement.

La réciproque est vraie: les utilisateurs de bonne volonté que nous sommes (enfin, là je frôle la mauvaise foi parceque c'est loin d'être vrai) on se demande sur quel angle obtus on va tomber si on en vient à devoir composer le numéro fatidique.

Alors je doute que ça réconcilie les uns et les autres mais
le petit clip qui suit est tout à fait pertinent Je vous laisse en profiter, et si vous avez encore des questions n'hésitez pas! Vous savez à qui vous adresser!


Helpdesk

Elles sont partout

mercredi 6 février 2008

S'il y a une chose à laquelle on ne peut échapper au bureau (enfin, il y en a plein mais on va se limiter à une pour cette fois) ce sont les collègues. Ben non, à moins d'avoir un poste de direction dans les hautes sphères lotti dans un beau bureau à soi tout seul (pas obligé d'adresser la parole aux quidams) on est obligé de se farcir la plupart des collègues qui partagent le même étage, les mêmes couloirs, la même machine à café, la même cantine, les mêmes toilettes, les mêmes microbes.

En soi, c'est plutôt positif, puisque ce sont les seuls moments de sociabilité lors des journées difficiles. On peut s'y détendre et décompresser autour d'un petit moment qui peut être bien sympa. SAUF! de tomber sur les insupportables qui ont toujours leur vie à raconter au détriment de la votre, et qui ne vous parlent que pour pouvoir faire déballage de leurs déboires personnels ou raconter par le menu les exploits de leurs enfants qui sont les plus beaux et les plus formidables du monde et de la galaxie, d'ailleurs ce sont les seuls dont ça vaut la peine de parler, parceque les votres sont forcément des nains simples d'esprit qui n'arrivent pas à la cheville des leurs ni en intelligence ni en beauté, d'ailleurs c'est même pas la peine de les mentionner (et encore moins de se soucier si vous avez ou non des enfants).

Tout ça pour dire que ce matin m'attendait une petite catastrophe, la secrétaire m'interpelle avec une angoisse non dissimulée: "dis, est ce que, à quel moment a t on parlé d'aller manger ensemble à midi avec Madame J?" moi embarrassée: "euh non je sais pas, je vois pas, je ne crois même pas qu'on en ait parlé devant elle" elle encore plus étonnée: "ahbon? comment ça se fait qu'elle vient avec nous"??

Horreur et consternation!!
Vous ne vous rendez pas compte de l'angoisse qui s'est répandue sournoise à quelques copines qui étions jusque là insouciantes et réjouies de partager un bon repas ensemble à midi. C'est une vraie catastrophe! En plus elle vient avec sa fille de 4 ans, une véritable peste qu'on se sent toutes obligées de supporter pour faire bonne figure, mais bon, la petite n'en peut rien d'avoir une mère dragon, qui décourage même de lui dire un petit "bonjour" et de s'aventurer à une papouille, parceque c'est la mère qui bondit et qui répond à sa place, et le presse bouton est enclenché pour raconter les exploits inénarrables de cette 8e merveille du monde (pendant ce temps vous êtes priées de vous taire pour écouter cette Bible vivante se dérouler devant vous).

Autant vous dire que la journée est gâchée, que la plupart de celles qui étions là avons soudain trouvé une autre activité incontournable à midi et qu'il n'y aura pas de repas entre copines aujourd'hui.
Comment ça se fait qu'il y a des gens comme ça? Et surtout! mystère non encore élucidé jusqu'ici (enfin, il n'est encore que 10h du matin) comment a t elle appris notre petite escapade et réussi à s'inviter à notre insu à NOTRE repas?
Il y aurait il une taupe parmi nous?