Le prix de l'infidélité

samedi 17 mai 2008

Je ne sais pas selon quelle théorie obscure, certaines choses se compliquent de façon inextricable et ce qui partait d'une intention spontanée et guillerette devient en un temps record, rhédibitoire et plombé.
Avec les beaux jours, la belle saison, revient aussi l'envie irrépressible de s'aérer.
Mieux, de se remettre à une chose si simple et universelle: le vélo.
Jusque là les gazouillis qui donnent des ailes vont de concert avec la bonne humeur qui accompagne une telle pensée. Sauf lorsque l'élément nécessaire à l'accomplissement de ce moment de parfait bonheur, à savoir le vélo susmentionné, devient objet d'un véritable casse tête.
Pour le commun des mortels que nous sommes (et dont je suis pardi) un vélo se compose normalement d'un cadre, une selle, deux roues, 2 deux gardeboues, deux pédales, un guidon, un dérailleur, une petite sonnette ding ding, un porte bagages, voir un petit panier à chien chien (non là c'est vraiment en surplus n'exagérons rien).
C'est tout simple un vélo.
C'est du moins ce que je pensais jusqu'il y a quelques heures, lorsque parée d'une belle confiance, j'entre, conquérante, chez un marchand de vélos:
-Bonjour, vous désirez?
-"euh bonjour, je cherche un vélo"
-Vous avez un budget?
-"non, enfin, je sais pas un vélo, simple, pas trop cher"
-"Ah ben si vous ne me dites pas ce que vous voulez précisément je ne vais pas pouvoir vous aider parcequ'il n'y a pas de vélo "normal" mais de toutes les sortes et de tous les prix. En plus, un vélo "simple et pas cher" vous ne trouverez pas ça ici, il faut un minimum de solidité dans les composantes pour qu'il tienne un peu la route"
Je commence à me demander si je n'aurais pas dû préciser que je cherche un vélo "compliqué et anormal"?
Et, comment peut on dire "précisément" ce que l'on veut si on vient demander conseil avant de se décider?
En plus, partant du principe (simple celui là) que je ne suis pas là pour acheter du carton, euh oui un "minimum de solidité" dans les composantes s'impose pour qu'après 200 mètres ce soit toujours le vélo qui me porte (et pas moi qui porte ledit vélo réduit en morceaux).
Ca voudrait dire aussi qu'il y a des magasins qui vendent des vrais vélos qui roulent et d'autres, des faux vélos qui se décomposent?? Surréaliste.
-"Montrez moi ce que vous avez"
-"Il y a de tout, c'est difficile à dire"
(naaaa, on ne va pas y passer le week end je veux voir un vélo, et tout de suite!)
Mais ce garçon manque singulièrement d'imagination, je l'aide et lance une piste:
-"Premier prix qu'est ce que vous avez?".
-Premier prix: 300 euros pour cette grandeur là: bon vélo, poignée à vitesses tournantes, dérailleur Shimano (shimakwa??), composantes "solides" pouvez aller partout.
...
-"euh c'est tout?"
-oui c'est des vélos sans rien, mais on peut ajouter.

Hein? pas de petit garde boue? pas de petite sonnette ding ding?
300 euros premier prix et même pas un misérable porte bagages? une esquisse de garde boue? (deux je dis pas, mais un??)
naaaaa ya rien sur ces vélos, sauf en option,

-on peut vous installer ça vite fait et vous pouvez choisir ce que vous voulez il y a toutes sortes de prix dans les accessoires

Dingue.
Ce qui dans mon esprit était depuis toujours considéré comme élément intrinsèque de l'objet "vélo" semble ici devenu "accessoire".

Soudain, au loin, une vision salvatrice: un petit stand me redonne de l'espoir!
Je change illico de sujet, et je m'exclame avec une joie non dissimulée;
-vous réparez des vélos?!
-oui
-ça coûte combien pour revoir les pneus, le dérailleur et regraisser le tout?
-ça dépend
(je m'en doute que ça dépend, mais donne moi au minimum le prix de la main d'oeuvre, bon sang)
-une estimation?
-autour des 30 euros et l'agenda n'étant pas trop chargé je peux faire ça très vite

Je n'ai pas demandé mon reste, je suis retournée chercher mon petit vélo, pour remise en forme et en état, par bonheur le lendemain je suis tombé sur son collègue un peu plus précis dans ses réponses et ses explications.
Les réparations sont impeccables (moi qui le croyais bon pour la casse) mon vélo est tout beau tout neuf, à nouveau reparti pour un tour.
Ca m'apprendra à vouloir lui faire des infidélités.

Cachez ce que je ne pourrai voir

mercredi 14 mai 2008

A propos d'un spot radio de l'Unicef présenté sous forme de jeu à choix multiple:
"Première voix:
Question: "combien d'enfants meurent dans le monde toutes les dix secondes?"
Proposition: "un"- "trois"- "dix"
Petite musique... talaaaaaaam
Laaa bonne réponse est 3!.
Deuxième voix qui parle à l'auditeur:
Pendant les 10 secondes de la durée de ce spot 3 enfants sont morts dans le monde".
C'est clair et interpellant. Pourtant.
J'ai entendu des responsables de l'Unicef apostrophés par des personnes, qui se disent concernées par le problème (et les premières à défendre cette cause), choquées par ce message, qualifié de "scandaleux", "ignoble", "à supprimer sur le champ."

Je ne suis pas sûre d'avoir tout suivi: de quel scandale parle t on? de quelle ignominie? de quelle honte?

La forme? peut être que présenter ça sous forme de jeu ne convient pas à certains esprits trop bien pensants. Mais il n'y a qu'à regarder un programme télé de nos jours, il n'y a plus que ça.
La grande majorité comprend très bien ce genre de messages.

Cette forme de com, fait partie du quotidien, il n'y a aucune raison qu'elle ne puisse pas servir certaines causes, surtout qu'il n'y a rien ni d'immoral ni d'exagéré là dedans.

Le responsable de cette campagne explique qu'ils ont voulu changer de l'habituel "voilà le numéro de compte versez des sous, encore des sous pour nous aider"
L'habitude crée la lassitude et on aura raison de vouloir zapper fatigués que nous sommes de ce genre de rengaines.

Sans chercher trop loin, c'est facile à voir, que ce qui dérange dans ce petit message, c'est de savoir que pendant qu'on écoute d'une oreille distraite la radio le matin ou le soir en préparant son petit repas bien mérité, il ya des enfants qui meurent les uns après les autres comme ça, parcequ'ils sont démunis, malades et fragiles, et par manque de moyens pour qu'ils puissent s'en sortir.
C'est là, le malaise.

Conclusion:
On a du mal avec certaines choses quand elles sont trop difficiles à gérer, et se les voir assénées sans chichis, ça secoue. Le fond est dur à avaler et on s'arrête à la forme.
La forme ici, ne me gêne pas trop. Je la trouve assez adaptée et soft au bout du compte.

Parceque je ne crois absolument pas à la violence ni aux extrémismes pour dénoncer des vérités ni défendre les grandes causes. Je reste persuadée que la façon trop brutale ferme les portes de l'esprit.
Certaines situations sont réellement insoutenables pour une sensibilité normale, je ne vois pas en plus, l'intérêt de se faire tirer deux balles dans le genou pour dire "REVEILLE TOI".

Ce n'est pas ça qui fait bouger les gens, au contraire.
Sans doute ici, le message était trop fort.
Sans doute.

L'heure du Zen

mardi 13 mai 2008

J'ai changé le thème du blog.
J'ai changé parceque j'ai trouvé ce thème plus adapté, plus sobre, plus joli.
Je l'ai pris aussi parce c'est un thème qui se rapporte au Zen.
Et à l'heure où le monde est tourné vers la Birmanie, la Chine, le Tibet, et que nous sommes là, impuissants face à ces catastrophes, j'avais envie de contribuer à un peu de paix en reprenant un peu de zénitude.
Je n'avais plus envie de rester insouciante dans un jardin d'orangers.
J'ai gardé quand même un de ces beaux petits arbres pour rendre hommage à la vie, que des milliers de gens ont perdue et pour qui ce ne sera plus pareil, et j'ai gardé les tons verts et oranges que j'aimais bien en ce printemps, qui aura une saveur bien amère pour certains.

----
Votez pour moi et mes doudoux chez Miss Brownie!! (c'est la dernière photo, la n°26!)

Doux doudoux

Zutéflûte je suis arrivée trop tard pour le concours "doudoux en action" organisé par Miss Brownie, mais juste pour le plaisir, parceque j'ai quand même cherché, rassemblé, comparé, essayé, ajusté, réajusté des mises en scènes de doudoux, je vous montre ce que je comptais envoyer. J'ai opté pour quelque chose de simple, finalement sans trop de mise en scène, sans trop d'action, après tout, c'est tellement mignon un doudou, qu'il n'a pas besoin de plus, juste cet air d'amitié et de bonheur qui l'emporte sur tout le reste, et tellement beau à voir.
Alors, même si je ne gagnerai rien, (ça m'apprendra à dépasser la date), et comme je n'arrive pas à me décider pour savoir quelle photo j'aurais choisie je vous montre les deux, dites moi celle que vous préférez. Voici la première.



Voici l'autre, presque la même, mais j'aime bien l'"intruse" avec son air de "moi aussi je veux être sur la photo, j'm'inscruste". J'ai trouvé ça rigolo.



Trop chou quand même, non?
---
Edité: MissBrownie accepte quand même ma participation avec la deuxième photo!

La Nouvelle Star est finie

jeudi 8 mai 2008

Je crois que hier, jusqu'aux 5 dernières minutes, je ressentais un certain bonheur à pouvoir donner les gagnants pour cette émission que je ne regarde que depuis peu et dont je ne connaissait pas trop les candidats.

J'avais déjà fait mon petit plan et je m'étais confortablement installée dans la certitude que mon duo de tête était tout trouvé et beau. Mieux même, j'étais parvenue à résumer les candidats en une ligne un mot. Préparez vous à hurler a la lecture ci après (si si je vous entends déjà).


Lucile: trop bien, trop bien, trop bien, une très belle voix, et une belle sensibilité. J'espère qu'elle arrivera en finale (je lui trouve même des airs de Madonna à l'époque de "Like a Virgin")

Cédric: Beau brushing, belle qualité de cheveux, belle gueule moyenne. Chanson boaf, ça décolle pas assez à mon goût, plutôt lourd, mais on lui pardonne parceque des beaux comme lui ça court pas les rues.

Amandine: elle en fait trop, je la trouve vulgaire, qu'elle arrête de grimacer avec sa bouche, on dirait qu'elle veut dissimuler un goître naissant (tout le monde dit le contraire et la trouve formidable et pour sûr qu'elle sait chanter et alors?)

Thomas: excellent, une belle présence, un registre vocal surprenant, un beau charisme. My favorite depuis 2, 3 émissions alors qu'on avait du mal à l'encadrer dans un premier temps.

Ycare: qu'on le vire! il chante faux, ses mimiques surfaites sont exaspérantes il n'y a rien de vrai dans ce qu'il fait j'ai juste envie de zapper quand c'est lui.

Jules: beau potentiel mais manque pas mal d'étoffe, mitigé

Benjamin: très beau timbre de voix mais ça dépend pourquoi, ce qui ne joue pas en sa faveur

Pas difficile de comprendre avec ces petites appréciations que Thomas était à mon goût dans les finalistes et même le gagnant pourquoi pas? il a été plus que surprenant ces dernières semaines.

Et c'est pourtant, lui, lui! qui a été éliminé.

Je me demande pour quel candidat digne de ce nom on va pouvoir, désormais, voter.
Il y a des éléments qui décidemment m'échappent dans l'appréciation populaire des choses.

Le vieux séminariste

mercredi 7 mai 2008


Je ne sais pas comment faire, où fuir, me cacher de cette torture.
Je suis amenée à travailler avec un collègue, absolument charmant et une véritable encyclopédie vivante.
Mais, c'est ça le problème, il est trop encyclopédique cet homme là, il sent la vieille poussière, le vieux séminariste investi par la mérule malodorante.
Enfin là je suis gentille, parceque encore le matin, subtilement enivrée par la senteur délicate de mon thé vert à l'ananas hibiscus (2 fois plus riche en catéchines rendez vous compte!) je suis gentille disais je, parceque la dernière fois j'ai failli vomir, tellement je me suis sentie mal.

Récapitulons, il porte le même vieux veston miteux (et mité) depuis 25 ans, il doit se laver les cheveux, euh jamais , les dents n'en parlons pas, il a une haleine à tuer un bouc (faut ce qu'il faut il a cette chance) les ongles noirs et les doigts parsemés de verrues si immondes qu'on n'oserait pas lui serrer la main de peur d'être soi-même transformé en verrue géante.
Le déo ça ne doit pas exister même dans ses rêves les plus fous.
Sa garde robe se limite au pantalon assorti, et dans le même état que le veston de ci-dessus, et un t-shirt qu'il n'est nul besoin de repasser, il tient debout tout seul.
Et quand par miracle il sent l'eau de toilette, ça doit être un vieux liquide verdâtre d'il y a longtemps trouvé dans une poubelle.

Bon, jusque là, tant qu'il arpentait des couloirs différents pas grave, ben oui, tant pis pour les autres, je ne vais pas, m'apitoyer sur leur sort, trop contente que j'étais de ne pas avoir affaire à la chose.
Mais là, maintenant, et dans les mois qui viennent, je vais devoir travailler avec lui.

Pas dans le même bureau j'espère, sinon je démissionne.

Ce n'est même pas la peine de chercher des stratégies pour éviter ça, la seule stratégie possible c'est d'arrêter de respirer quand il est là et qu'il vous parle.
Je l'ai fait la dernière fois, et ça marche!

Sauf que je ne suis pas championne d'apnée et qu'au bout d'un petit temps il faut reprendre son souffle et c'est pire. Parceque après avoir été privée d'oxygène au bord de l'asphyxie, rien de tel qu'une super bouffée d'air frais salvateur.
Mais NON, là c'est le choc: l'air fétide, infecte, nauséabond, vous prend à la gorge, et l'on se sent défaillir.

Sans parler qu'avec ça, on n'a rien suivi de la conversation.
C'est comme ça que l'autre jour, on s'est retrouvés 15 mètres plus loin dans le couloir à force, de moi, reculer pour éviter de l'avoir en face et subir l'effluve, et lui, de se rapprocher parcequ'on ne parle pas à un interlocuteur à 4 mètres de distance.

Je ne sais pas quoi faire, parceque s'il y a un truc que je ne supporte pas (enfin il y en a d'autres, mais un à la fois) c'est la puanteur corporelle des gens. Et je ne parle pas ici du fait d'être parfumé Chanel, Dior ou Saint Laurent.
C'est juste sentir le frais-lavé et pas ramasser en pleine figure l'odeur de pieds mycosés et vieux t-shirt puants qu'on n'enlève même pas pour dormir et avec lesquels on repart le lendemain matin.
Je n'ai pas d'estomac pour ça.

Et je ne suis pas trop du genre dissimulatrice, donc je sens que je vais m'attirer des ennuis. Je ne vais pas non plus aller trouver le comité de sécurité et d'hygiène parceque en plus, ce monsieur, charmant, au demeurant, est une institution, là où je travaille (quand part il à la retraite???)

J'ai même pensé à me balader avec un petit sac en papier de ceux qu'il y a dans les avions pour pallier au mal de l'air? Je peux toujours prétexter que je suis sujette à des malaises vomitifs, nan?
Mais bon ça va paraître bizarre, et on va finir par découvrir le pot aux roses.

Non mais, vous avez une idée? parceque rien que d'y penser, vite! un petit sac!

Mais avant d'aller remettre mon petit déjeuner, je vous raconte la dernière horreur en date. J'ai entendu dire à son sujet: "c'est terrible qu'il soit comme ça, il a pourtant des petits enfants"
Là, mon esprit intrépide a fait un court circuit géant en imaginant, rendez vous compte! que s'il a des petits enfants, il a eu des enfants... avec une femme!!!
Je regrette c'est trop pour moi.

Printemps printemps

lundi 5 mai 2008

J'ai l'impression d'être une esclave du clavier, depuis quelques jours je bidouille je bidouille pour passer enfin au printemps, parceque j'étais fatiguée du manque de couleurs du blog.
Je n'ai pas fini, et ce n'est pas tout à fait ce que j'aurais voulu, mais bon, si je veux mettre la nouvelleté en ligne avant l'hiver, faut se lancer!
Nous voici donc parmi les orangers et les tons bruns du bois des arbres des fôrets.
Je dois dire qu'à force de voir ces tonalités j'ai déjà envie de changer mais bon, c'est un peu comme le tricot cette affaire là, une fois fini je l'ai tellement vu que je ne sais plus trop quoi en penser ça et viiiiite, passons au suivant!
Dites moi ce que vous en pensez, rien de tel qu'un avis extérieur, j'espère que ça vous plaît, même si ce n'est pas encore parfait à mon goût (difficile? moi?)

Du macadam et des pavés

mardi 29 avril 2008

Voici venue l'heure de dire urbi et orbi, ce à quoi j'avais j'ai dit "oui" (j'avais? lapsus révélateur, mais reprenons) dans une vie pas trop éloignée, et qui m'angoisse terriblement à l'heure de savoir que la date est bientôt lààààà.

Vous fûtes nombreuses a vous orienter hélàs, vers une voie qui n'était pas la bonne.
Je me demande d'ailleurs, comment ça se fait que personne n'y ait pensé?
Evidemment les indices n'étaient pas trop nombreux ni très affûtés, parcequ'en même temps il fallait brouiller les pistes histoire de vous induire en erreur (comment ça c'est pas sympa?).
Pour le mariage c'était bien pensé mais non non non non non ce n'était pas ça.
Le chignon qui aura probablement lieu d'être pour des raisons plus pratiques qu'esthétiques n'a rien à voir non plus avec la danse ou autre art de la scène.
Pour la tenue je ne vous raconte pas ce sera sûrement short microfaïbers draï fit (savant assemblage de mots pour dire juste "ça transpire pas, ça pue pas tout de suite). Là, je cherche encore une petite tenue sympa parceque tant qu'à faire autant avoir un petit look fashion-in vu que je ne vais pas briller de mille feux à l'arrivée si j'y arrive.
Au fait au fait.
Je vous montre illico une photo des blanches chaussures qui seront à mes pieds ce jour là.


Ca y est? ça vous dit? un événement public qui réunira près de 25.000 participants devant la foule en délire et le monde déchaîné des caméras broadcast? Comment ça toujours pas?

Bon bon, suis trop bonne, ça me perdra, je récapitule les dates afin d'éclairer définitivement votre épais brouillard:

2 mars: marathon de Paris
25 mai: 20 km de Bruxelles
12 octobre: 20 km de Paris.

Le marathon de Paris de mars, c'eût été du délire absolu parceque je n'étais vraiment pas prête. Je n'ai pas assez passé l'hiver gelée courant la goutte au nez, avec glaçons à la place des mains, pieds, nez, au choix dans la brume obscure du soir ou des petits matins. Je n'ai pas forcé le sacrifice du lever à l'aube à 5h en plein hiver pour accomplir l'exploit (j'ai déjà du mal à sortir de mon lit à l'heure normale faut pas pousser).

Le demi-marathon de Bruxelles (dans 3 semaines l'horreur), pitêtre qui vivra verra, parceque j'avoue que point de vue entraînement c'est pas ça.

Le demi-marathon de Paris ça semble compromis aussi. J'ai besoin du certif "temps" de celui de Bruxelles pour m'y inscrire, ce qui fait d'après mes savants calculs, que si je ne fais pas celui qui s'en vient dans un temps acceptable (moins de 4 heures) c'est pas la peine d'y penser.

Je vous vois d'ici transpirer déjà de tant d'énergie à dépenser.
Vous avez raison, il faut en avoir des kilomètres dans les jambes pour se lancer là dedans.

Ce qui n'est pas mon cas. Qui plus est j'ai eu plein de problèmes aux genoux que je surmonte comme un chemin de croix pour pouvoir quand même me bouger vu que je ne supporte pas de rester à ne rien faire. Et non, mon côté kamikaze sportif rue dans les brancards et me pousse à me fixer des challenges comme ça un peu énormes (un peu?).
Non mais vraiment parfois je me demande ce qui me prend? Je suis loin d'être désoeuvrée à la maison en me demandant ce que je vais pouvoir faire de mes journées, je suis boulot-full, avec une vie sociale souvent réduite à cause de ça, et franchement, me mettre ça sur le dos, c'est pas vraiment ce dont j'avais besoin pour décompresser au contraire (c'est quand qu'on dort?).

Bref, tout ça prend des allures de "beaucoup de bruit pour rien", mais, quand même, peut être que oui, peut être que non? Dans un épisode prochain qui s'en vient dans pas longtemps je vous raconte comment j'en suis venue à m'empêtrer m'embarquer là dedans (ne pouvais je pas en rester à une simple partie de Wii de temps à autre?)

Par contre, je ne vous raconte pas encore comment je vais m'en sortir parceque là, je manque cruellement d'imagination pour l'instant.

J'ai dit oui

mercredi 23 avril 2008

Je m'aperçois que ça fait une semaine que je n'ai plus rien écrit. C'est vrai que le moral vacille et l'inspiration n'est pas au beau fixe, mais ça ne me fait pas oublier que j'ai un aveu à vous faire.
Je ne sais pas ce qui m'a pris et ce qui me prendra ce jour là, mais la vérité est que je ne suis pas prête à commettre cette folie. Car pour une folie c'est une folie, je ne suis pas du tout préparée à parcourir un tel chemin avec quelqu'un que je ne connais pas bien, car au fond, on ne connait jamais vraiment une personne surtout une fois venu le temps des efforts après l'enthousiasme conquérant des débuts, moments idylliques où tout semble facile. C'est le genre d'engagement qu'on ne prend pas à la légère, j'ai mis du temps à me décider, mais là la date fatidique approche et je ne sais pas comment gérer le stress qui commence à m'envahir.
Pour tout vous dire, le premier rendez vous était fixé au 2 mars, mais a été déplacé au 25 mai. Si ça ne va toujours pas, il est question d'une autre date au mois d'octobre, même si reporter et tergiverser n'est pas la solution.Je sais que des milliers d'autres personnes l'ont fait avant moi et le feront encore, et que le chemin est difficile, beaucoup échouent, même si d'autres réussissent très bien.
Question tenue déjà je sais pas quoi faire. Ce sera probablement les cheveux en chignon, et chaussures blanches mais pour le reste une tenue 3/4 ou plus court? j'hésite... Sans parler de ce qu'il faut prévoir à manger et à boire.
Mais, je parle je parle, avez vous compris de quoi il s'agit?? Dites moi que oui et que même si je n'y arrive pas j'aurais droit à toute votre sympathie quand même hein?
Je vais pour la nième fois revoir toutes ces questions de préparation et je reviens pour voir si vous avez trouvé...

Paradis Blanc

mercredi 16 avril 2008

Les choses tournent bizarrement parfois. Etranges, de quoi se poser des questions.
J'en ai déjà parlé et je me devais de raconter la fin de cette histoire.
Mon chat blanc est parti le samedi 22 mars. Après deux jours de ne presque plus manger et un état général d'affaiblissement flagrant: ne plus savoir marcher ni tenir debout, il ne pouvait pas continuer à vivre comme ça, il a fallu l'euthanasier. J'ai pleuré toutes les larmes de mon corps de le voir partir après 16 ans, mais je n'ai aucun regret parceque sa vie était devenue impossible.
J'ai vu enfin, où était la limite, le bout du chemin. Il était hors de question qu'il souffre. C'est très dur, mais il y a un moment ou la décision apparaît clairement. La question ne se pose plus.

Curieux coup du destin: mon autre chat est parti samedi dernier, de façon foudroyante.
J'avais remarqué, ces dernières semaines (mais préoccupée par l'état du premier j'avais moins fait attention à lui) qu'il maigrissait à vue d'oeil, et ne mangeait pas très bien.
Comme il avait un souci à la gorge qui n'était pas nouveau, on a donné une fois de plus les médicaments ad hoc. Sans effet.

Inquiète de voir qu'il n'y avait pas moyen de lui ouvrir la mâchoire pour lui donner des cachets, il avait aussi l'oeil droit gonflé qui pleurait constamment, et des blessures bizarres à la tête du côté droit, je l'ai emmené chez le vétérinaire, et là...
On s'attendait à beaucoup de choses mais pas à ça.
Elle à mis un certain temps à trouver. Ca ne ressemblait à aucune affection dont elle a l'habitude. Elle a fait une radio parcequ'après anesthésie il n'y avait toujours pas moyen de décoincer sa mâchoire. Elle a découvert stupéfaite ("jamais vu une chose pareille") qu'il avait une masse tumorale énorme au niveau des sinus, qui prenait la moitié de sa tête, avait provoqué une fracture du nez et bloquait complètement sa bouche et sa gorge, l'empêchant de manger et de bien respirer, sans parler de la douleur.
On se souvient de cette dame, qui, il n'y a pas longtemps demandait à mourir à cause d'une tumeur à la tête qui l'empêchait de vivre. C'était idem.
La décision fut irrévocable et sans appel, il fallait l'euthanasier tout de suite parcequ'il était dans d'insoutenables souffrances, et ce fut fait.

Je n'ai presque pas pu dire au revoir a ce compagnon qui avait 18 ans.
Il s'était réfugié chez nous il y a 5 ans, où il était arrivé après avoir été abandonné et battu. On l'avait trouvé devant la porte et ça nous avait fait mal au coeur de le voir comme ça. Il était formidable: d'une douceur, et d'une patience exemplaires. La maison est bien vide, les deux "papys" comme on les appelait sont partis presque en même temps. Curieux destin qui les unissait.
Je suis inconsolable. Je me demande si j'ai vraiment fait tout ce qu'il fallait, bien qu'une chose pareille, aussi terrible était absolument imprévisible.

Autre question qui me perturbe: on euthanasie un chat pour abréger sa souffrance d'une tumeur ravageuse, parcequ'on pense à sa qualité de vie et sa douleur qui doit être insupportable.
On refuse d'euthanasier un être humain dont on sait qu'il est condamné, et qui a exprimé cette terrible impossibilité de continuer à vivre avec un mal qui le ronge. Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond là dedans.

Mais c'est une autre histoire.

Pour le moment, je vais essayer d'arrêter mes larmes de penser à mes deux compagnons qui me manquent beaucoup, et qui m'ont apporté un univers de choses uniques et très belles.

Je garde précieusement la beauté et la force de tout ce qu'ils m'ont laissé comme des magnifiques cadeaux qui n'ont pas de prix.

Là je sais qu'ils sont libres et heureux au paradis blanc où l'éternelle magie du printemps les berce doucement.