Elles sont partout

mercredi 6 février 2008

S'il y a une chose à laquelle on ne peut échapper au bureau (enfin, il y en a plein mais on va se limiter à une pour cette fois) ce sont les collègues. Ben non, à moins d'avoir un poste de direction dans les hautes sphères lotti dans un beau bureau à soi tout seul (pas obligé d'adresser la parole aux quidams) on est obligé de se farcir la plupart des collègues qui partagent le même étage, les mêmes couloirs, la même machine à café, la même cantine, les mêmes toilettes, les mêmes microbes.

En soi, c'est plutôt positif, puisque ce sont les seuls moments de sociabilité lors des journées difficiles. On peut s'y détendre et décompresser autour d'un petit moment qui peut être bien sympa. SAUF! de tomber sur les insupportables qui ont toujours leur vie à raconter au détriment de la votre, et qui ne vous parlent que pour pouvoir faire déballage de leurs déboires personnels ou raconter par le menu les exploits de leurs enfants qui sont les plus beaux et les plus formidables du monde et de la galaxie, d'ailleurs ce sont les seuls dont ça vaut la peine de parler, parceque les votres sont forcément des nains simples d'esprit qui n'arrivent pas à la cheville des leurs ni en intelligence ni en beauté, d'ailleurs c'est même pas la peine de les mentionner (et encore moins de se soucier si vous avez ou non des enfants).

Tout ça pour dire que ce matin m'attendait une petite catastrophe, la secrétaire m'interpelle avec une angoisse non dissimulée: "dis, est ce que, à quel moment a t on parlé d'aller manger ensemble à midi avec Madame J?" moi embarrassée: "euh non je sais pas, je vois pas, je ne crois même pas qu'on en ait parlé devant elle" elle encore plus étonnée: "ahbon? comment ça se fait qu'elle vient avec nous"??

Horreur et consternation!!
Vous ne vous rendez pas compte de l'angoisse qui s'est répandue sournoise à quelques copines qui étions jusque là insouciantes et réjouies de partager un bon repas ensemble à midi. C'est une vraie catastrophe! En plus elle vient avec sa fille de 4 ans, une véritable peste qu'on se sent toutes obligées de supporter pour faire bonne figure, mais bon, la petite n'en peut rien d'avoir une mère dragon, qui décourage même de lui dire un petit "bonjour" et de s'aventurer à une papouille, parceque c'est la mère qui bondit et qui répond à sa place, et le presse bouton est enclenché pour raconter les exploits inénarrables de cette 8e merveille du monde (pendant ce temps vous êtes priées de vous taire pour écouter cette Bible vivante se dérouler devant vous).

Autant vous dire que la journée est gâchée, que la plupart de celles qui étions là avons soudain trouvé une autre activité incontournable à midi et qu'il n'y aura pas de repas entre copines aujourd'hui.
Comment ça se fait qu'il y a des gens comme ça? Et surtout! mystère non encore élucidé jusqu'ici (enfin, il n'est encore que 10h du matin) comment a t elle appris notre petite escapade et réussi à s'inviter à notre insu à NOTRE repas?
Il y aurait il une taupe parmi nous?

4 patatipatata:

Delphine a dit…

La collègue qui se vante de ces enfants, je connais ça. Mon dieu! J'en ai encore fait les frais cet après'm...
Elle arrive même à me glisser aux creux de l'oreille les derniers exploits de ses fifilles en plein milieu d'un concert. J'en tombe des nues. Surtout que vissée à ma chaise, je n'ai vraiment aucun échappatoire et suis obligée de subir (en acquiescent) les aventures grandiloquentes de ces demoiselles. Pitié! Vivement qu'elles soient ados et chiantes qu'on en finisse de ces mièvreries et paillettes dans les yeux!

Shakti a dit…

*delphine: oui oui attendons qu'elle soient grandes, mais si elles font encore des leurs on n'a pas fini d'en entendre parler!

fofita a dit…

Côté enfant, je suis tranquielle... Aucune de nous n'en a encore... Mais une vient de partir en congé maladie... Advienne que pourra!

Shakti a dit…

disons que c'est pas tellement qu'elles parlent de leurs enfants (j'en ferais autant avec fierté) c'est le côté "je laisse pas en placer une et je m'invite à tout prix pour squatter les conversations des autres"