Sans Bureau Fixe - SBF I

lundi 11 février 2008

Comment vous casser le moral en une fraction de seconde et garder ce même moral dans les Pataugas pour une durée indétérminée? Je ne crois pas qu'il faille chercher une seule bonne raison, il y en a des tonnes, c'est sûr. Celle-ci, je vous l'accorde ne tient à pas grand'chose.

J'ai commencé l'année en déménageant ENFIN dans un petit bureau de rien du tout, qui n'a intéressé personne pendant plus de 3 ans, mais voyant la quantité montagnesque de dossiers à traiter et tous les projets en cours, mon directeur a décidé qu'il était temps de me donner un espace pour moi toute seule, et cesser de squatter le bureau d'autres personnes qui ne faisaient rien en rapport avec mes activités.
Il y a quelques jours, je reçois un mail d'une autre direction: "des travaux importants doivent être entrepris, vous devez déménager, veuillez nous recontacter pour savoir où et trouver une solution".

C'est top ça comme nouvelle, voilà de quoi rendre heureux tout un chacun qui vient de transporter des tonnes de classeurs qui traînent encore par terre et de commander armoires et matériel pour faire un peu de ménage dans ce capharnaüm. Sans compter la tranquillité de l'endroit: enfin pouvoir se concentrer et avancer sans perdre de temps. C'est quand même bien ça qu'ils veulent les employeurs non? le beurre et l'argent du beurre efficacité et rendement à ce que je sache. Surtout qu'à l'annonce "veuillez nous recontacter pour savoir où vous reloger" on peut vraiment tout imaginer.
Je téléphone à l'expéditeur de cette funeste nouvelle pour qu'il m'en dise un peu plus: j'apprends que mon bureau n'est pas vraiment concerné par les travaux mais est tout simplement destiné à quelqu'un d'autre. Que "vous n'avez pas droit à un bureau comme ça, faudra vous débrouiller".

Ah!
Ca en dit long sur la reconnaissance que l'on peut avoir pour le travail que l'on fait et sur votre statut dans une société. Il s'imagine quoi ce monsieur? que je n'ai qu'à m'installer dans n'importe quel couloir avec mes classeurs par terre et me contenter d'une tente et d'un siège de camping parceque d'autres ont des "droits" auxquels je ne peux pas prétendre?
J'espère que l'on m'accordera au moins un feutre et un carton, parcequ'à ce rythme là je m'en vais initier les nouveaux SBF (Sans Bureau Fixe) en l'affichant devant mon abri de fortune à coup de grandes lettres imprimées noir sur blanc (tant qu'à faire j'imagine que je n'aurai même pas droit à une photocopieuse ni une imprimante).
Je suis dégoûtée, déçue et complètement démoralisée.
Je ne sais pas quelle sera l'issue de tout ça, mais je ne sais pas si j'ai même envie de la connaître.

5 patatipatata:

delph a dit…

C'est à ce genre de choses qu'on évalue le management d'une entreprise, c'est vraiment n'importe quoi! Surtout qu'on te file le bureau et qu'après quelqu'un d'autre te dise qu'en fait non tu n'y as pas le droit, ils auraient pu se concerter avant au moins!
Cheers up!

Delphine a dit…

Le coup de l'installation dans le couloir, je la tenterais... presque! Faut quand même pas prendre ses employés pour des imbéciles!
J'espère qu'ils trouveront une solution à ce problème. ne te laisse pas faire. Ce qui a été donné ne devrait pas être repris!

fofita a dit…

Ben les open-spaces ont quand même des avantages... Pas de ce genre de discours débiles chez nous! Tu devrais râler un bon coup...

Camille a dit…

quels enfoirés. je trouve pas d'autre mot.
sinon, tu rentres chez toi. voilà.
En tout cas, j'espere que ça va vite fait s'arranger, ct'histoire!

Shakti a dit…

*delph: bienvenue! oui, il y a comme une ambiance de cafouillage pour le moment
*delphine: tu paries? j'étais prête à aller m'installer carrément ailleurs et les laisser se débrouiller
*fofita: je crois que c'est vers ça qu'on se dirige, d'où les travaux...
*camille: oui je suis rentrée plus tôt, tant pis, et il y aura forcément une suite